Propositions et actions

 PATRIMOINE :

 

  • Recensement des éléments majeurs du patrimoine de Conflans du XI° au XIX° siècle .

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~~~~~~~ Présentation du document ~~~~~~~~  

       L’idée d’établir un recensement du patrimoine ancien de Conflans (XIème-XIXème) est issue des discussions de L’Agiraphe avec Pierre Housieaux, président du « Paris Historique », association à l’origine de la redécouverte et de la réhabilitation du Marais.  Pour favoriser une politique de valorisation qui commence à se dessiner dans un lieu parfois un peu oublié (sauf de la part de quelques érudits locaux passionnés d’histoire), ce travail veut être une sorte de trace, d’état des lieux, aujourd’hui, des éléments qui fondent l’identité conflanaise et qui se trouvent être souvent d’une grande valeur artistique et culturelle. L’idée était donc de faire ressortir de manière incontestable l’intérêt de ce patrimoine, concentré autour de deux axes : 

               1) L’existence à Conflans d’un Patrimoine médiéval important par sa qualité. Il regroupe des éléments connus et étudiés des spécialistes et responsables car en partie classés MH, mais qui sont localement mésestimés :   - L’église Saint Maclou qui a conservé, malgré les transformations et son état actuel, des éléments romans dont l’ensemble de chapiteaux sculptés du Choeur (XIIème s) qui est de toute beauté, la partie basse du clocher, des éléments de la Nef restaurée… et quelques beaux objets médiévaux (Vierge à l’Enfant, gisant de Jean de Montmorency, pierres tombales…).   - les celliers souterrains, bien conservés, de l’actuel Parc :  vestiges du Prieuré jusqu’au XIVème siècle (Grand cellier, cellier dit « à l’angelot », salle de la Glacière…). 

  - La Tour Montjoie, rare témoignage de l’architecture de ces temps lointains, autour de l’An mille…              2) L’homogénéité de l’habitat en partie troglodyte du quartier ancien, dont la structure s’est peu modifiée, avec ses ruelles et escaliers descendant vers la Seine, autour de la place de l’église, de la Tour et de ses anciennes voies principales (rues Victor Hugo anciennement rue aux juifs, porte de Pontoise). Il s’agit d’un habitat modeste pour la plupart, rural, souvent troglodyte, avec parties réservées à l’élevage et à la conservation des denrées, particulièrement le vin :  la vigne étant alors très présente. D’où l’existence d’innombrables et parfois très belles caves voûtées ou creusées directement dans la roche. L’intérêt de cet ensemble est renforcé par l’originalité du site. Situé dans une boucle de la Seine, c’est un des exemples de villages perchés sur des falaises formées par les cours d’eau mais ce qui est à considérer ici, c’est que nous sommes à proximité immédiate de Paris. Ce site encore relativement épargné qui fait face à la forêt de St Germain en Laye, n’en a que plus de valeur vu les nombreuses pressions qui s’exercent sur la  banlieue parisienne.                                                                                  

Voilà donc les deux aspects fondamentaux autour desquels se concentre ce recensement. Mais un mot quand même du Château Gévelot Il n’est pas, c’est indéniable, un élément fondamental pour l’Histoire de l’Art (style de demeures bourgeoises du XIXème que l’on croise un peu partout) mais ici, le charme opère… les mélanges de styles sont poétiques voir oniriques : tourelles aux vitres bleutées, fenêtres s’inspirant de Venise, gargouilles grimaçantes, portraits en médaillons sculptés des époux Gévelot… Le Parc qui l’entoure a gardé quelques beaux arbres et ses serres légères et fragiles. Ca n’est pas un hasard s’il s’agit d’un site Naturel Protégé : pas de route en abord, vue préservée sur la forêt et le fleuve, lieu chargé d’histoire et de spiritualité aussi, choisi déjà au XIème siècle par les moines pour fonder l’ancien Prieuré et conserver les reliques de sainte Honorine. Ce château a évidemment aussi son importance pour Conflans puisqu’il abrite  les collections de l’intéressant et unique Musée de la Batellerie, batellerie intimement liée à la ville pour son histoire plus récente. 

    Comment s’est effectué ce travail - Repérage : rue par rue, maison par maison, à la recherche d’éléments d’origine, la plupart des habitations ayant été visitées grâce à la coopération souvent enthousiaste des propriétaires. - Documentation : consultation des différents ouvrages existant sur Conflans - Comparaison des éléments retenus avec le travail de Madame Bussière, conservatrice du patrimoine. Travail effectué il y a dix ans sur l’ensemble de la commune, dans le cadre de l’Inventaire Général de la France et dont les fiches, source principale de notre travail, ont été étudiées pour en retenir l’essentiel (les datations par exemple).  Cela a évidemment concordé la plupart du temps avec le repérage effectué, la grosse différence résidant tout d’abord dans le fait que R. Bussière a considéré toute la ville (et non seulement le Conflans Historique), que son travail n’est pas réalisé sous forme chronologique, et qu’il englobe toutes les époques; on y trouve sur le même plan, ensembles HLM des années 70, Tour Montjoie, villégiatures 1900 ou pavillons typiques des années 40-50. Nous avons donc re-cadré l’étude pour faire ressortir l’importance et la spécificité du patrimoine de la Vieille-Ville. Nous avons pour se faire, pris pour base un plan ancien conservé aux Archives Nationales : La « carte de la forêt royale de Saint-Germain-en-Laye » de CARON (1686), plan très intéressant trouvé et publié il y a quelques années par le groupe d’historiens locaux Catla. Il montre l’étendue de la ville à l’époque et les implantations des maisons de manière très précise. La zone étudiée a été définie en fonction de ce plan :  figurent donc dans le recensement certaines maisons de la rue de  la porte de Pontoise par exemple mais pas la rue Maurice Berteaux qui n’existait pas encore.                                                                                                    

Nous avons également remarqué que certaines des maisons présentes sur le plan du XVIIème s. et qui existent toujours aujourd’hui, n’avaient pas été étudiées dans l’inventaire de la DRAC car elles n’avaient parfois pu être visitées à l’époque, par les conservateurs (certaines étant cependant signalées en annexes sous forme de photos, plans, etc.). Lorsque ces maisons se sont avérées conserver des éléments intéressants, nous les avons intégrées à notre étude.  - Récits, anecdotes, archives et précisions provenant des propriétaires et habitants ou apportées par des spécialistes de l’histoire locale tels que Josette Herry et Claude Marchant (membres actifs du groupe Catla) auxquels le texte a été soumis en cours de travail. 

Pourquoi ce recensement?    

Donner à ceux qui aiment Conflans et veulent le défendre, le protéger et le faire évoluer harmonieusement, des éléments précis pour leur argumentation.  Dans une optique de vulgarisation, il se voudrait un outil pédagogique sans prétention dans le sens ou nous l’avons souhaité accessible et clair, d’où le choix d’une présentation chronologique et l’ajout d’un court lexique. Il sera une source d’information indispensable aux habitants et en premier lieu à tous les propriétaires concernés, aidant à une ré-appropriation du patrimoine de leur ville et peut-être, pour certains d’entre-eux, à une conscience nouvelle. Il sera enfin, nous l’espérons, un outil de travail simple et pratique pour les responsables locaux dans le contexte des réflexions en cours sur la révision du PLU et la mise en place de l’ AMVAP, et pourra aussi peser à sa façon face aux atteintes environnementales que pourraient représenter certains aspects du « Grand Paris », le projet de plate-forme multi-modale géante ou les modifications de survols aériens projetés par la DGAC.             

 ~~~~~~  Delphine Fischer ~~~~~~~

 

  • demande de classement des serres et des celliers médiévaux du Parc du Prieuré auprès des Monuments historiques
  • participation aux comités consultatifs d’urbanisme, sensibilisation, interventions auprès des responsables (propositions pour le projet Fromentaux, la rénovation de la serre Gévelot …)

CADRE DE VIE ET ENVIRONNEMENT :

  •  projet de la DGAC entraînant des modifications des trajectoires aériennes et une intensification des survols :  L’Agiraphe écrit à Nathalie Kosciusko-Morizet (Juillet 2011).
  • proposition et organisation de l’opération Laissons pousser du 3 avril, en partenariat avec la municipalité conflanaise.
  • propositions d’aménagement des espaces verts de la vieille ville et demande de la création d’un jardin médiéval au pied de la Tour Montjoie

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